Le moulinet Peerless Bam 620 A

Voici un moulinet que j’avais envie d’examiner depuis longtemps : une légende vivante des côtes du Sud-ouest aux côtes Bretonnes et l’un des derniers moulinets 100% Français encore en vente dans notre beau pays (et ailleurs) ! Bref, je ne pouvais pas le laisser dans l’ombre alors que cette vénérable mécanique et la marque qui lui est associée sont désormais pointées du doigt outre-Atlantique… Une petite mise au point s’imposait pour clarifier la situation!

 

 

Ceux qui suivent le blog d’Alan Hawk ont pu remarquer qu’il avait « blacklisté » la marque Peerless Bam récemment, ce qui n’a pas manqué de soulever quelques réactions consternées chez mes compatriotes. Je cite :  “The first addition to the black list in years ; I used to like the quality of Peerless Bam reels in the past, today I have no option but to put their modern reels on that list.” Traduisez: “Le premier ajout à la liste noire depuis des années ; j’aimais bien la qualité des moulinets Peerless Bam autrefois, mais aujourd’hui je n’ai pas d’autre choix que de mettre leurs moulinets récents sur cette liste ». De quoi intriguer… En effet Peerless Bam a peu évolué en 50 ans. On peut même dire que la marque est en quelque sorte un fossile vivant dans l’univers 2.0 des moulinettes… Ses produits vintage attirent cependant un petit noyau d’irréductibles Gaulois qui ne jurent que par eux : les Bamistes. Ce n’est pas une secte mais presque ! Disons qu’ils sont rétifs au progrès et qu’ils apprécient surtout la solidité des moulins et leur facilité d’entretien sans jamais succomber aux sirènes de Shimawa. N’allez pas croire que je me moque d’eux, ils ont parfaitement raison de faire confiance à ces dinosaures, je vais vous expliquer pourquoi. C’est d’ailleurs pour cela que le post lapidaire d’Alan m’a laissé perplexe… Je lui ai alors demandé quels défauts il avait bien pu relever sur les modèles récents mais ses réponses furent évasives au début… Je l’ai donc houspillé davantage pour qu’il me donne des preuves de ce qu’il avançait en lui faisant remarquer au passage que Bam était une petite société et que son jugement pouvait éventuellement l’impacter (bien que je crois qu’il ne faille pas exagérer son influence non plus et que d’autre part la branche moulinet de l’entreprise n’est pas sa principale source de revenus). Mais là il s’est fâché tout rouge, m’expliquant que mes propos avaient des relents de nationalisme… Moi! Nationaliste ! De la part d’un neveu de l’Oncle Sam il y a de quoi sourire! Il estimait donc que mon jugement était altéré par le fait qu’il s’agissait d’une petite société Française sur le déclin et voyait dans le fait que je veuille en parler sur mon blog une menace voilée…et que rien ne le ferait changer d’avis. Il était au service des pêcheurs et rien qu’eux, peu importaient mes atermoiements franchouillards. Même pas peur. Bref il avait raison et moi tort et d’ailleurs ce n’était même plus la peine que je lui écrive, il ne lirait plus jamais mes mails, na!  Bon… OK… Oui mais voilà, mis à part cette réaction un brin excessive (pour ne pas dire paranoïaque 🙂 ), le cœur du problème n’avait même pas été abordé, à savoir ce qu’il reprochait précisément à Peerless Bam et c’est surtout cela qui m’a choqué de sa part. Alan examine des moulinets depuis des années et étaye généralement ses propos preuves à l’appui ce qui n’est pas le cas ici. Je sais qu’un 620 traîne sur ses étagères depuis un bon moment sans qu’il n’ai jamais fait de papier dessus, donc je vais faire le boulot à sa place et décortiquer un 620 A (Automatique) flambant neuf et le comparer à un modèle d’il y a 30 ans pour voir si oui ou non la qualité a baissé. Pardon pour la longueur de cet article mais je voulais aller au fond des choses. Je précise que j’ai acheté anonymement ces moulinets, qu’on ne vienne pas dire que c’est Peerless Bam qui me les a fournis…

Un peu d’histoire : Le 620 est apparu en 1976, en deux versions : Pick-up manuel (ramassage au doigt) ou automatique. Quelques publicités de l’époque:

 

On le trouvait en noir ou en bleu.  A l’origine, le bras du pick-up était une tige en alu qui partait de la base du rotor, comme on le voit sur la photo du modèle ancien que j’ai acheté pour les besoins de ce comparatif :

A partir de 1985, elle a été remplacée par une pièce en alu cintrée plus compacte, ce qui est meilleur mécaniquement car elle encaisse mieux les forces de traction. La forme du pied (et de la semelle) a aussi été modifiée, passant de droite à coudée, ainsi que la poignée. Depuis cette date il n’y a eu aucun changement, mis à part une étiquette bleue sur le carter à partir de 2012 qui remplace celle avec les rayures noir et or. Les 620 existent toujours en version automatique (avec pick-up) ou en version manuelle. C’est donc à peu près les seules modifications externes qui ont été apportées au moulinet. Nous allons voir qu’à l’intérieur non plus, peu de choses ont changé.

Le 620 A récent est un beau bébé d’un poids de 793g, facilement reconnaissable à sa grande bobine en alu anodisé or. Un réducteur rouge est fourni avec chaque moulinet.

Mis à part son poids conséquent, c’est un moulinet assez doux mais sonore, on entend distinctement le bruit des engrenages lorsqu’on mouline. L’anti-retour est cependant assez discret lorsqu’il est enclenché, comme sur les vieux Mitchell… Ben oui, ce moulin a été conçu dans les années 70 mais il reprenait aussi les « acquis » des années 60! Les jeunes à qui je l’ai fait essayer ont été surpris, mais ont bien aimé cette douce musique! C’était pour eux aussi étrange qu’un tourne-disque de la même époque! Mais ils ont bien kiffé le côté vintage… C’est d’ailleurs ce qui fait le charme de ces moulinets, en plus de leur solidité.

La bobine, d’un diamètre de 80mm et d’un poids de 140g, est en 2 parties serties, avec un joint en caoutchouc ou en silicone blanc au milieu. Le réducteur s’enlève facilement et ne modifie absolument pas l’enroulement de la ligne, malgré sa forme! Cette bobine très large et de grande capacité est destinée principalement aux pêches en surf casting qui nécessitent des lancers lointains.En dessous, on aperçoit le cliquet bruiteur et son ressort, ainsi que le disque en métal martelé qui frotte contre le disque de frein (l’ancien modèle est strictement identique, d’ailleurs les bobines sont interchangeables, comme presque toutes les pièces des deux moulinets) . Le bruit que fait le cliquet est extrêmement sonore, cette grande bobine faisant office de cloche!

 

Ici, l’ancien que j’ai monté avec la nouvelle bobine. Tout s’emboîte parfaitement, toutes les pièces sont interchangeables :L’ancien avait donc une bobine identique en tous points, on voit mieux l’assemblage sur cette photo car la vielle bobine a perdue sont joint caoutchouc…Dans les deux cas il s’agit d’aluminium embouti. La solidité n’est pas exemplaire car l’épaisseur de ces bobines est assez mince et il arrive souvent qu’elles se cabossent après un choc. Pour rigidifier le sommet, une pièce en plastique a été rajoutée à l’intérieur de la lèvre.Le bouton de frein est scellé, donc impossible de le démonter, mais le ressort est très puissant. Un guide vient s’insérer sur l’axe pour éviter que le disque en acier sous la bobine ne tourne lorsque qu’il entre en friction avec le disque de frein. Ici aussi les deux boutons sont identiques.Le disque de frein est composé d’un seul disque en… je ne sais quoi! Du feutre compressé et verni?  Je ne sais pas… Il est identique là-aussi à l’ancien modèle. Sa force est d’environ 6kg de frein, ce qui est faible pour un moulinet de cette taille. On aperçoit juste en dessous la roue crantée qui actionne le cliquet bruiteur.Je me suis amusé à mettre des disques en carbone récupérés sur un vieux Saltiga pour voir quelle serait la différence, eh bien c’est mieux puisque avec eux j’ai atteint facilement 10kg de freinage! A méditer si vous voulez upgrader le frein de votre 620… Et encore, les disques de frein des anciens Saltiga n’étaient pas en Carbontex, juste du carbone pur, donc c’est encore perfectible!

 

Pour enlever l’axe, il faut retirer la coulisse, nous verrons ça plus loin, mais une fois cela fait on peut enlever le grand disque en plastique qui protège le mécanisme du pick-up, il suffit de retirer la vis de gauche. Ce disque ne protège en vérité pas grand-chose, l’eau peut s’infiltrer comme elle veut, le sable aussi, mais c’est mieux que rien! Pareil pour la petite rondelle de feutre située en dessous, sur l’écrou de rotor.

 

Ce pick-up est actionné par une série de ressort et de cliquet qui lui interdisent de se fermer autrement qu’en actionnant la manivelle, c’est une sécurisation pour les lancers. Autrement dit il est impossible de fermer à la main et, de là, impossible que le pick-up ne se rabatte en plein lancer, du moins théoriquement. J’ai comparé le mécanisme du nouveau et de l’ancien, ce sont exactement les mêmes au ressort près :

En dessous, la pièce qui déclenche le pick-up :

Le bras qui porte le galet diffère par contre complètement des anciens modèles puisqu’il est en alu cintré, ce qui est un peu meilleur mécaniquement comme je l’ai dit. Solidement vissé à l’intérieur du bol, il y a peu de chance de le voir s’en aller tout seul…

L’ancien modèle a une pièce en alu cylindrique plus longue, sertie sur le bol. C’est bien aussi mais sous forte traction cette pièce a tendance à se rapprocher de la bobine par effet de levier :Sur l’ancien modèle, le galet de pick-up est monté directement sur un axe en acier, les frottements sont importants :

Sur le nouveau le principe est le même mais un chemisage en nylon a été ajouté à l’intérieur du galet pour atténuer les frictions, c’est donc un plus, même si ce galet en laiton « chromé dur » tourne plus ou moins quand il veut, un roulement aurait été préférable, mais avec un nylon de gros diamètre c’est suffisant.La grosse différence entre les deux systèmes se situe au niveau de la hauteur des bras. En effet, sur l’ancien modèle, le bras est légèrement plus haut, ce qui génère un enroulement droit de bonne facture :Le nouveau bras est plus court, ce qui génère un enroulement beaucoup plus conique :

Est-ce voulu? Je ne sais pas. Comme ce sont des moulinets qui ne peuvent accepter que du nylon, un enroulement conique même fortement prononcé n’est pas forcément une mauvaise chose. Je rappelle que ces moulinets sont principalement utilisés en surf-casting « à la française », c’est à dire la pêche à longue distance au posé. Un enroulement conique est donc préférable en termes de distance pure à un enroulement droit avec du nylon. Ceci-dit je préfère quand même l’enroulement droit des anciens… J’ai examiné le problème dans tous les sens, c’est bien la hauteur du galet qui est en cause et non les engrenages, et là j’avoue que cette « amélioration » n’est pas convaincante! Elle a aussi le désavantage de réduire un petit peu la capacité de fil de la bobine de quelques mètres… Comme il n’existe pas de cales de réglage sous la bobine, on ne peut pas modifier cet enroulement, c’est dommage. L’arceau de pick-up est en inox sur les deux modèles.

L’intérieur du bâti et les engrenages sont totalement identiques à un détail près. Le 620 récent possède une roue de commande en bronze alors que l’ancien avait une roue de commande en Zamak. la différence réside bien sûr dans la robustesse, le bronze étant bien plus résistant, mais en contrepartie plus sonore que le Zamak, ce qui fait que le nouveau est un peu plus bruyant que l’ancien (qui bénéficie aussi d’un rodage de plusieurs dizaine d’années 😉 !). Là-aussi on peut parler de progrès en matière de solidité en faveur du modèle récent. Ci-dessous son train d’engrenage:Et le train d’engrenage de l’ancien modèle :

Dans les deux cas le pignon est en laiton, porté par un gros roulement à cage ouvert SKF made in France. Cette marque est l’une des plus réputée et équipe de nombreux équipements dans l’aéronautique notamment.La roue de commande en bronze du modèle récent force l’admiration. D’un diamètre de 53mm et d’un poids de 82g, elle est virtuellement indestructible. Possédant une denture droite et non hélicoïdale, sa force de transmission est impressionnante. L’aspect craquelé de sa surface est du à un verni de protection. Deux couches ont été appliquées dans un intervalle de temps trop bref, la première couche n’était pas complètement sèche, la deuxième a craquelé, un grand classique bien connu en peinture! Ça n’a guère d’importance, vu l’épaisseur du métal il faudrait 200 ans avant que cette roue soit réduite à un petit tas de vert-de-gris… L’axe est en inox, il est porté par un roulement ouvert côté bâti..Au dos, la crémaillère de l’anti-retour:

Comme j’étais en train de rafistoler un Saltiga première génération en même temps que je démontais le 620, j’en ai profité pour faire une comparaison entre les deux: 620 gagnant, la roue de commande du Saltiga ne mesure que 48,8mm de diamètre, mais c’est vrai qu’elle est mieux usinée…

En comparaison, la roue de l’ancien modèle, bien que de proportion identique, est nettement plus légère: 43g de différence! Ce qui explique la différence de poids entre les deux moulinets.En zamak moulé, elle est par contre plus silencieuse que celle en bronze, et vraisemblablement tout aussi solide en condition normale de pêche.Comme d’habitude avec ces anciens moulinets, le système d’oscillation est à prise directe, c’est l’excentrique (le petit ergot légèrement décentré sur la roue) qui entraîne une coulisse qui elle-même entraîne l’axe dans sa montée et sa descente. Le mécanisme et la coulisse sont les mêmes entre le nouveau et l’ancien. Maintenue par deux goupilles en laiton, cette coulisse est en plastique (Nylon) épais. L’excentrique vient se loger dans une pièce supplémentaire en laiton pour limiter l’usure du plastique. C’est justement une pièce d’usure qu’il faut surveiller! C’est en général à cet endroit que des problèmes peuvent survenir, surtout si on treuille en force et en moulinant…

 

Sur le modèle récent, l’axe est en inox massif. Il mesure 6mm de diamètre, autant dire que vous pouvez tirer dessus sans qu’il ne se déforme!Par contre sur l’ancien modèle il est en acier chromé, c’est un peu moins résistant à la corrosion mais très solide aussi puisqu’il mesure également 6mm. Le nouveau est donc en progrès de ce côté là. On voit des traces d’oxydation dues aux frottements. Rien de bien méchant cependant, le métal n’est attaqué que très superficiellement.

Côté bâti, on retrouve aussi le même système de ressort pour actionner l’anti-retour et le même roulement qui porte la roue de commande. Le ressort de l’anti-retour n’est pas inox, celui de l’ancien modèle a été attaqué par la rouille, c’est également une pièce à surveiller de près.

La manivelle se visse directement dans la roue de commande et est épaulée par une longue gorge chemisée en laiton, à la fois pour diminuer les frottements et assurer la solidité. Une petite bague en plastique avec un feutre a été ajoutée à la sortie pour prévenir les intrusions d’eau.

L’ancienne manivelle avait une poignée en plastique, la nouvelle une poignée en palissandre, c’est plus joli, mais elles sont fondamentalement identiques! la molette de serrage est en plastique sur la seconde mais l’efficacité est comparable.La poignée est solidement vissée, par contre son axe n’est pas en inox hélas, sur les deux modèles. Gare à la rouille! Un petit bouchon amovible permet cependant d’introduire quelques gouttes d’huile de temps en temps sans avoir à tout démonter.

 

Voilà pour l’essentiel, vous pouvez voir que peu de choses ont changé en 30 ans, mais je dirais que globalement il y a un léger mieux grâce à le roue de commande en bronze, l’axe en inox et le galet mieux protégé au niveau des frictions mais c’est à peu près tout. L’ensemble est d’une grande qualité pour des pièces usinées à l’ancienne (sans commande numérique) et d’une solidité à toute épreuve. En théorie. Restait donc à  tester le plus récent sur le terrain pour voir comment il se comporterait… Je me suis donc trimballé le 620 pendant 3 mois un peu partout, en mer, en lac, et franchement, à part son embonpoint et le fait de ne pas pouvoir utiliser de tresse, je n’ai rien à trouvé à redire sur ses performances. Comme on ne peut guère l’utiliser pour pêcher aux leurres à cause de son poids je me suis donc calé le plus souvent le long d’une jetée avec une boîte de « dures » pour taquiner la daurade et les résultats ont été satisfaisants. Lancers lointains et précis, pas de problème de pick-up et efficacité de treuillage hors-normes!

Pas de gros poissons mais quelques plaquettes et même un baby mérou qui me laisse supposer que ses parents viennent quelques fois faire un tour dans le port! J’ai bien sûr relâché cette espèce protégée, ainsi que les petites daurades et autres poissons de roches. Ce moulinet peut bien sûr remonter des poissons beaucoup plus gros! Conclusion: Je n’ai pas pêché 100h avec ce moulinet, mais je pense qu’il ne devrait pas poser de problème dans le temps grâce à ses pièces surdimensionnées et inoxydables pour la plupart. On voit mal ce qu’on pourrait lui reprocher car il ne prétend pas être autre chose que ce qu’il est, c’est à dire un bon vieux moulinet des années 60… Pas d’anti-retour infini, seulement deux roulements, un poids de mammouth, réfractaire à la tresse, bruyant, et d’une beauté douteuse… Mais je l’aime bien finalement, je comptais le revendre après mes tests et puis non, je le garde! Les Peerless Bam sont attachants! D’une grande simplicité mécanique, ces moulinets ont une longévité étonnante et sont encore utilisés aux quatre coins du monde par des pêcheurs souvent fauchés qui n’en font que des louanges car ils peuvent les réparer facilement, si le besoin s’en fait sentir, à 200km de la bourgade la plus proche à l’aide d’un canif et d’un peu de suif… C’est sûr, on est loin du confort d’un Daiwano, mais on prend du poisson. Et ça peut faire trois générations si on les entretient correctement, surtout que les pièces d’usure à remplacer sont disponibles pendant 15 ans…Voire plus. Quand on pense au SAV des grandes marques actuelles ça laisse rêveur…  Donc je ne comprends toujours pas où Alan Hawk veut en venir après tout ce qui précède. Ou alors qu’il nous donne des preuves flagrantes de la nullité des moulinets qu’il a utilisés, et dans quelles conditions. On n’est pas bornés et on accepte volontiers la contradiction mais qu’on ait au moins du grain à moudre mordiou ! Surtout que ce n’est pas seulement un modèle mais TOUTE la marque qu’il met à l’index. Peerless Bam c’est tout pourri. Tout. Je trouve ça un peu puéril et définitif. Alors non, je n’ai pas testé un par un tous les modèles de la marque, il peut y avoir des brebis galeuses et je comprends bien qu’avec les droits de douane exorbitants que leur a imposé leur président orange, de nombreux Américains hésitent à mettre plus de 400$ dans un moulinet dépassé technologiquement. Ça je peux le concevoir. Mais qu’on ne vienne pas non plus raconter n’importe quoi sinon la vengeance de Super Dupont sera terrible!!

Plus sérieusement j’ai contacté Jean-Marie Toulouse, actuel Président de Peerless-Bam pour savoir s’il avait eu des déboires ou des remontées d’informations concernant des clients mécontents. Il m’a affirmé que non, il était d’ailleurs un peu étonné de ma demande. Il n’avait d’autre part jamais entendu parler d’Alan Hawk et m’a assuré que ses « Bamistes » étaient toujours aussi satisfaits de leurs moulinets, ce que je veux bien croire. Donc amis d’Amérique et d’ailleurs rassurez-vous, non, la qualité des moulinets Peerless-Bam n’a pas baissé, loin de là. Ils sont restés tels qu’ils ont été conçus il y a 50 ans tout en s’améliorant au niveau matériau. C’est vrais qu’ils sont chers, mais vous êtes sûrs de ne pas les jeter au bout d’une saison!

A titre de dernière comparaison, les éclatés des deux modèles:

Et mes photos!

Texte et photos : Jean-Paul Charles   Merci à Guy Nadales pour la doc! Et à Solé pour notre Super Dupont national 😉 !

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26 réactions sur “Le moulinet Peerless Bam 620 A

  1. bonjour Jean-Paul.

    encore un bel article!
    je suis de très près le site d’Alan et j’avoue comme toi ne pas avoir compris son déclassement de la marque.
    encore plus étrange de sa part de ne pas vouloir étayer cette décision étant donné la finesse d’analyse dont il fait preuve habituellement…?

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      • Comme tu l’avais dit toi meme, ca ressemble tres fort a du French bashing bete et mechant. C’est decevant et depuis je ne considere plus ses articles de la meme façon, sachant maintenant qu’il peuvent être biaisés par – disont le – un conflit d’interet d’ordre cocardier

        Sa reaction de deni a ta solilicitation ressemble a celle de quelqu’un un peu embarassé aux entournures.

        …. c’est son probleme

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  2. Bonjour Jean-Paul
    Encore un très bel article comparatif entre deux moulinets jumeaux, bien que les années les séparent. Je comprends tout a fait « l’esprit Bamiste », être loin de tout et pouvoir éventuellement réparer son moulinet; chose impossible avec du Shimawa ou autre, c’est vraiment un plus. Finalement si l’on recherche avant tout de la robustesse, ce moulinet est celui qu’il faut
    Quant à dénigrer un objet, quel qu’il soit sans argumenter; je pensais que c’était l’apanage des réseaux sociaux. Finalement si certains « critiques halieutiques » ou passionnés en mécanique moulinets s’y mettent, c’est bien dommage. J’ai du mal à comprendre.
    Je ne pêche pas en Surfcasting, mais sa robustesse le rend attirant.

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    • J’ai passé plusieurs mois a examiner et tester ces moulinets, j’estime qu’ils ne méritent pas d’être balayés d’un revers de la main sans aucune explication. Je dirais la même chose pour la marque KastKing, mise à l’index elle aussi par le même rapace. Ton Kodiak t’en apportera la preuve 😉 !

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  3. Bon ! Hé bien on y est ! Tout est dit ! Je vois que tu as pris des gants avec le faucon. Au moins tu lui montres, s’il daigne prendre connaissance de ton écrit, « du bien faire et du bien dire ». Pour en finir ce n’est pas parce qu’il est connu depuis des années ici et là qu’il peut se permettre de dire n’importe quoi et de faire passer cela pour du pain bénit… c’est trahir son éthique de journaliste halieutique amateur ou pas !
    On ne peut impunément dire du mal d’autrui sans étayer un temps soit peu ses propos.
    Cela dit, bel article mon Polo et très bien détaillé. Tu connais mon attachement à la marque et je te suis à 100% sur tes coms. J’aurai également aimé un poil plus d’innovations de la marque paloise ou de mises au gout du jour technologique avec des engrenages hélicoïdaux et un peu plus d’étanchéités. Mais on l’aime pour la simplicité de son entretien, sa robustesse et son service SAV hors norme. Peerless BAM, le seul survivant français face à l’invasion asiatique… la légende est en marche.

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  4. Salut Polo, voilà une très bonne réplique, démonstrative et bien argumenté, qui met Sieur Hawk maintenant seul devant ses piètres et inexistants arguments. Merci d’avoir réagi et partager et diffuser la vérité!
    Je brûlerais presque un cierge pour qu’il tombe dessus…
    Ayant possédé que des Ritma dans cette marque, j’ai toujours aimé la simplicité mécanique, donc fiabilité, certes sans zéro défaut mais je suis content que ça existe encore! Punaise quand est-ce que les industrielles vont se réveiller! Moins il y a de pièces, plus c’est fiable sacrévindidiou!!!
    Il va vraiment falloir qu’on ponde le notre?

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    • Il serait peut être salutaire pour BAM de se reveiller aussi. Pas que j’ai du concret a apporter pour argumenter, mais j’intuite que la marque a atteint la limite de l’exploitation de cette technologie.
      La peche évolue en meme temps que la niche de la marque se reduit. Hors je ne vois pas trop pourquoi ils ne pourraient pas developper des moulinets adaptés a la tresse et a la peche aux leurres modernes. Et les produire avec des technologies un peu plus a la page, tout en preservant leur niveau de qualité et de service. Ce n’est pas comme si le CNC et la CAO n’etaient pas la portée de n’importe quelle PME !

      Su point de vue marketing, l’exploitation de la gamme BAM qui est une vache a lait, sans evolution notable sur 30 ans, ressemble fort a une fuite en avant …. ca pourra pas durer indefiniment …. a moins de finir avec le statut de manufacture nationale comme les Gobelins ? j’en doute

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      • On est bien d’accord, des améliorations seraient possibles 🙂 ! Mais ça coûterait cher en brevets, ils estiment sûrement que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Bam se repose sur ses lauriers depuis longtemps c’est vrai, et je pense que la marque s’éteindra doucement sans faire de bruit. Mais je n’aime pas qu’on importune les vieilles dames, laissons-les tranquilles 😉 !

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  5. Merci, Jean-Paul, de rétablir la vérité. Il est vrai « qu’un américain qui se croit le maître à penser du monde » est loin de nos valeurs. Du béret au parapluie de berger, en passant par nos moulinets artisanaux, je suis fier de mes origines béarnaises. Adishatz

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  6. un bien bel article… je le trouvais également un « chouia » fermé lorsqu’il affirmait que tous les moulinets « kastking » étaient à proscrire… Une approche un peu trop généraliste due à une mauvaise expérience peut être, ce qui peut être identique avec BAM ? mais aucun Kastking ni aucun BAM n’est « décortiqué » sur son site… Ce qui, comme tu le dis, est un peu étrange, étant donné que sieur Faucon se base souvent sur des faits réels et concrets.
    Je continue de bien aimé certains de ses articles, de la même manière que j’aime bien les tiens (tu es moins fermé que lui…). Mais je m’en fiche qu’il n’aime pas Kastking ni Peerless… le principal c’est que ses avis ne nuisent pas aux marques qui font de bonnes choses. Il peut y avoir du bon et du moins bon à l’intérieur d’une marque. JE veux dire que par exemple c’est pas parce que tu ne trouve pas un moulinet Abu garcia pas bon que tu vas mettre au ban toute la marque… non tu dis qu’ils se sont loupés sur tel ou tel choses pour tel ou tel moulin.. et basta
    Je comprends qu’il soit un peu suspicieux d’une espèce de chauvinisme de notre part, par contre qu’il dise pourquoi il a mis sur sa blacklist peerless BAM ? hormis un « délit de sale gueule » lié à un refus d’accepter les dernières innovations.

    Je me pose une question HS en parallèle. A l’heure actuelle, le consumérisme fait rage, les pseudo « innovations » permettent juste de faire croire qu’on achète un moulinet différent de celui de l’année dernière… parce que la vis utilisé pour visser le carter est en vernis noir au lieu d’un vernis transparent (j’ironise ici en caricaturant). Du coup voici ma question, avec tes connaissances, sur les moulinets, les matériaux et leurs propriétés, n’as tu jamais pensé à créer/imaginer le moulinet parfait (axe intordable/incassable, frein puissant, poids réduit… etc) avec des engrenages simples et de qualité? Car même si par exemple tu met en avant la qualité du stella par exemple, j’imagine qu’il y a des détails qui à tes yeux méritent des améliorations?
    A force de regarder l’intérieur des moulins, je me met à imaginer ce qui pourrait être bien avec quel matériau (enfin le peu que je connaisse), mais je ne possède pas tes connaissances des matériaux et de la mécanique des moulinets

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  7. « Justement on a un projet dans nos cartons avec Tavaneuse 😉 ! Ça devrait voir le jour l’année prochaine si tout va bien… J’en parlerai en temps voulu. »
    aaaaah j’ai l’art de mettre les deux pieds dedans… j’ai spoiler sans le savoir… Désolé… Et du coup oui comme le dit « bigal072016 » ça risque d’intéresser du monde cette histoire… il ne nous reste plus qu’à patienter alors… l’attente va être longue et j’ai hâte de découvrir ce projet…

    Bon courage à vous

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  8. Bonjour,
    A 300 € cela reste cher pour un moulinet de cette catégorie, pas très compétitif et je doute qu’il soit aussi solide et durable qu’un simple GS9 ou un Penn 704 Z bien plus comparable avec le BAM
    Bonne chance pour la suite….

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