Législation : quelques pistes pour l’avenir…

Suite à la vidéo de la conférence de Jean-Pierre Faure (Ingénieur en hydrobiologie de la Fédération de pêche du Rhône) que j’avais mise en ligne la semaine dernière (mais qui a mystérieusement disparu!), ce dernier m’a fait parvenir une petite plaquette (richement illustrée par Poissy 😉 !) qui résume bien l’essentiel et qui devrait intéresser tous les pêcheurs soucieux de préserver notre poisson carnassier favori. A quelques jours de l’ouverture, je crois que ça pourra en faire réfléchir plus d’un. René Lacaze m’a fait part aussi de ses réflexions sur la question, je pense que cela vous intéressera …

 

Voici donc en résumé pourquoi les fenêtres de capture semblent être la meilleure solution en l’état. Au départ je partageais moi-aussi l’opinion commune qui disait que plus la taille légale de capture augmentait et plus le nombre de poissons devait logiquement augmenter lui-aussi. Pour le brochet par exemple je me suis réjouis que la maille passe à 60cm depuis l’année dernière pour la majorité des départements. Je pensais que c’était un progrès. Malgré tout sur le terrain je constate depuis plusieurs années une baisse de la taille de mes captures : les poissons de 40 à 60cm sont nombreux mais les sujets dépassant les 70cm deviennent de plus en plus rares. Pression de pêche excessive ? Comportement plus méfiant des gros sujets face aux leurres ? Je me remets souvent en question, je teste toutes les nouvelles techniques et nouveaux leurres, tresses, cannes, moulinets etc. du marché, mais mes résultats sont en baisse constante sur les gros poissons. Aussi cette mesure me semble aller dans le bon sens car comme beaucoup d’entre-vous je trouve la législation actuelle dépassée. Bien me direz-vous, mais alors pourquoi ces mesures ne sont pas appliquées rapidement partout en France si ça marche à l’étranger? Pourquoi cette inertie du cadre législatif? Comment faire bouger les choses?

Jean-Pierre Faure à qui j’ai posé la question m’a répondu ceci:

« Pour la question du comment faire, la première étape est vraiment de convaincre les pêcheurs eux-mêmes je pense. Nous manquions d’éléments concrets, nous en avons désormais suffisamment pour avancer et dans notre département, la grande majorité des présidents semblent convaincus ce qui n’était absolument pas le cas quelques mois en arrière. Ils avaient voté à l’unanimité l’augmentation de la TMC à 60cm en octobre…Il suffit de (il est nécessaire de !) présenter des données de terrain, simples mais pragmatiques, pour arriver à avancer dans ce genre de situation. Pour les seuils en rivières, c’était un peu la même histoire : nos AAPPMA sortaient de plusieurs décennies passées à en construire et beaucoup campaient sur leurs positions. En moins de 10 ans, les petits suivis locaux ont prouvé l’intérêt de les supprimer, et la quasi-totalité de nos AAPPMA demande maintenant à ce que l’on intervienne pour enlever ces barrages…

Notre président, également président de l’association régionale (ARPARA) est partant pour tester ce genre de chose, nous allons inscrire ces mesures de taille légale dans notre plan départemental de gestion (PDPG), nous verrons si notre préfet ose franchir le pas l’an prochain. Au niveau régional, nous envisageons de créer un groupe de travail sur la question de la gestion halieutique pour bien faire passer les infos auprès des élus de l’ARPARA ; ce sera un bon relai pour le niveau national.

J’ai présenté une partie de ces éléments à la FNPF lors de nos journées d’échange technique en décembre, un certain nombre d’élus étaient également présents, pas mal de collègues étaient intéressés. La FNPF a indiqué que la commission réglementation pourrait se saisir du sujet. Je pense que nos élus nationaux sont de bonne volonté, comme la majorité de nos présidents, mais encore faut-il qu’ils aient les bonnes données en main pour prendre les bonnes décisions. Nous avons toujours été assez mauvais en communication interne ou externe, mais les choses changent !

L’autre grand point de blocage, à mon sens, est la rareté des liens entre science et gestion chez nous. Dans les autres pays, les chercheurs ont beaucoup travaillé avec les pêcheurs ce qui a permis de lancer des tests grandeurs nature, d’impliquer les pêcheurs dans la réflexion et l’évaluation de leur pratique. En France malheureusement ces coopérations n’ont que rarement existé. Et lire des publications de chercheurs en anglais n’est pas le réflexe premier lorsque l’on croule déjà sous les dossiers…nous avons tous la tête dans le guidon,  ce qui parfois nous fait passer à côté de l’essentiel. Quant à la communication des scientifiques eux-mêmes, comment dire, ils sont encore bien pire que nous…« 

Les mentalités progressent peu à peu, il faut s’en réjouir, même si les choses ne vont pas assez vite! Il faut tout de même saluer le travail de vulgarisation de Jean-Pierre et des autres ingénieurs des Fédérations de pêche car c’est d’abord par la diffusion de l’information que les choses évolueront. Vous pouvez lire ici le Memento du pêcheur de truite réalisé par Jean-Pierre Faure, très instructif également: http://www.peche69.fr/cms_viewFile.php?idtf=5744&path=Memento-du-pecheur-de-truites.pdf

 

 

René Lacaze en tant que journaliste halieutique connaît lui aussi très bien le sujet. Il a bien voulu répondre également à mes interrogations et m’apporter ses suggestions:

« On parle de plus en plus des fenêtres de capture parmi les fédés et je pense que le processus est en marche, d’autant que la pêche « fun » (en no kill) explose et qu’il convient désormais de prendre en compte le poids du phénomène et les demandes spécifiques de ses tenants. Je suis d’accord avec toi quand tu dis que les choses ne vont pas assez vite à la FNPF. Mais elle est inhibée par le souci de prise en compte des pêcheurs traditionnels qui représentaient encore voici peu un fort pourcentage de ses effectifs. Mais on y prend de plus en plus conscience de la montée des jeunes générations dont les attentes sont radicalement différentes.

On peut instaurer une telle règlementation sur un parcours spécifique (ou même sur l’ensemble du domaine) mais seulement pour l’instant dans le cadre d’un règlement intérieur, ce qui rend la démarche très fragile et donc facilement attaquable par quelqu’un qui ne respecterait pas ce règlement, qui se ferait verbaliser et qui l’attaquerait devant un tribunal.
Donc, la Fédé 65 et avec elle la FNPF ont engagé une démarche pour faire évoluer la règlementation nationale, en lien avec le ministère, pour que les DDT puissent légitimer ce type de parcours.
Rien n’est prévu dans les textes et il faut donc changer la loi, ce qui prend du temps.
La Fédé 64 a instauré un parcours sous règlement intérieur sur la rivière l’Ouzom, mais on n’a pas pour l’instant de retours sur les changements que cela aurait pu induire dans la structuration des populations de truites, ce qui devrait être pourtant analysé en priorité. En plus, ce parcours existe, mais n’est pas surveillé car il se trouve dans une vallée isolée et l’on peut donc penser que trop de pêcheurs ne respectent pas les règles.
Un parcours équivalent existerait dans la Haute-Loire.
Tous ne concernent que la première catégorie et l’espèce truite.
Voilà. C’’est à peu près tout ce que je peux te dire sur cette évolution souhaitable, bloquée par le fait que n’existe pour l’heure aucune base juridique permettant de la mettre en œuvre.
Marc Delacoste, qui m’a transmis ces infos, me dit qu’il n’existe aucune bibliographie sur le sujet dans notre pays. Il faut se tourner vers les pays anglo-saxons pour trouver des traces et des résultats sur ce type de démarche.
En ce qui concerne les mailles, elles sont fixées elles aussi par la loi… Dans mon département 65, nous avons eu pendant plusieurs années des mailles plus hautes que partout ailleurs (50 pour le sandre et 60 pour le brochet), car l’administration avait manqué de vigilance lorsque la Fédé lui avait adressé son projet de règlementation. Mais, là encore, c’était attaquable sur la base de la loi pêche nationale qui fixe les ”mailles” de manière explicite.
Pour avoir débattu bien des fois sur les possibilités de faire évoluer cette loi, j’ai pris conscience que c’était assez difficile car nos élus, députés et sénateurs, ont bien d’autres soucis que celui de la règlementation de la pêche ! La FNPF essaie de mettre la pression en permanence, pour avoir en quelque sorte un train d’avance et pour tenter d’obtenir ces évolutions, mais nous sommes confrontés à un…. train de sénateur !

Mais je pense tout de même que la réglementation, par le passé, était bien moins favorable pour les espèces piscicoles.
Il y avait bien plus de pêcheurs, qui gardaient plus de poissons, mais il y avait de gros poissons. Ne serait-ce pas le no-kill qui aurait rendu les poissons méfiants et très sélectifs ? On doit se poser aussi la question sans doute… Quand on vide certains lacs , on trouve désormais des poissons énormes… que personne ne prend jamais.
Dans le Périgord j’ai l’exemple du lac de Rouffiac où les pêcheurs se plaignaient de ne plus prendre de sandres après quelques années fastes. De là à dire qu’il n’y en avait plus, certains avaient gaillardement franchi le pas.
Lors de la dernière vidange : 4 tonnes de sandres, avec des sujets de plus de 90cm, d’énormes brochets aussi… Ils étaient bien là, mais ne mordaient plus sur les leurres des pêcheurs.

Moi, simple journaliste et ”suiveur” de l’activité des fédés, j’avais proposé aussi l’annualisation de la carte de pêche, c’est à dire une validité courant sur une année de date à date à partir de l’achat, comme cela se pratique en Espagne.
C’était déjà un argument pour les structures, qui pouvaient proposer ainsi 365 jours de pêche quelle que soit la date d’achat de la carte, ce qui faisait sauter les inhibitions que peut avoir un pêcheur dans la situation actuelle s’il a envie d’aller à la pêche en octobre ou novembre, en pleine ”haute saison” des carnassiers, mais alors que la validité de sa carte expire le 31/12. J’ai encore quelques espoirs car Claude Roustan (Président de la FNPF) m’a dit il y a quelques semaines qu’il voulait remettre le sujet à l’ordre du jour car c’était une bonne idée, à laquelle lui-même adhérait.« 

 

Comme on le voit, il faudrait inscrire ces réformes dans un texte de loi. Personnellement je suis tout à fait pour les fenêtres de capture, ce qui précède semble aller dans le bon sens et on peut être raisonnablement optimiste en prédisant que cela sera inscrit dans la loi d’ici moins de 10 ans 😉 ! Le temps politique est nettement plus long que le temps réel… Pas grave, du moment que ça avance. Là où ça pourrait avancer également c’est dans la remise en question des dates d’ouverture, voire leur suppression pure et simple. Si on prenait réellement en compte toutes les périodes de reproduction de tous les carnassiers, de la truite au silure, on ne pêcherait que du 1er août au 15 septembre. Le plus simple serait sans doute une ouverture toute l’année (sauf pour la truite qui est un cas à part). Beaucoup de pays du nord de l’Europe n’instaurent pas de fermeture des carnassiers et il semblerait qu’il n’y ait pas disparition de ces derniers…Et d’abord sur quoi se fondent ces interdictions ? Les études sur la reproduction du brochet datent du 19em siècle, je n’ai rien lu de récent sur le sujet, ni sur la perche ou le sandre depuis des lustres, les textes de lois se basent sur des ouvrages anciens, très anciens, où le brochet mangeait son propre poids en poisson chaque jour… Donc il nous faudrait d’abord des informations scientifiques sérieuses et actuelles qui prennent en compte le réchauffement climatique (indéniable) et le vrai chiffre des populations selon leur tranche d’âge et suivant leur bassin versant. Je veux bien qu’il y ait des fermetures indispensables dans des secteurs précis mais je milite pour une ouverture de la pêche toute l’année en 2em catégorie. « Ah oui mais alors les viandards vont s’en donner à cœur joie ! » Faux. Les viandards continueront à pêcher de manière frauduleuse et abusive quelle que soit la loi. Je dirais même que la présence de pêcheurs respectueux de la loi (la grande majorité) en plus grand nombre aux bords des berges limitera leur présence. On n’aura peut-être plus la joie de « faire l’ouverture » mais on ne restera plus sans pêcher pendant 3 mois. Cette proposition est également à l’étude par la FNPF mais soulève de nombreuses levées de boucliers, alors que bien encadrée avec la mise en place de réserves temporaires elle ne poserait aucun problème particulier pour le cheptel des carnassiers. Et l’idée de l’annualisation de la carte soulevée par René Lacaze me semble judicieuse et surtout plus juste.

Enfin, dans le domaine de  la Science-Fiction, je ne vois pas pourquoi les pêcheurs devraient être les seuls à supporter le poids financier de tout cela au travers de leur cotisation de carte de pêche annuelle. Ceux qui engrangent le plus de bénéfices avec la pêche sportive sont les fabricants d’articles de pêche, il me semblerait naturel qu’ils mettent la main au porte-monnaie afin de contribuer, de gré ou de force, à la bonne qualité du milieu halieutique ! C’est finalement dans leur intérêt… Je ne suis pas partisan de « La pêche insoumise » 🙂 mais une taxe « écoresponsable » ne serait que justice. « Ah oui mais le prix du matériel va flamber ! » Faux, il flambe déjà et si votre Tenryu coûte 2€ de plus ce ne sera pas si grave, on n’a rien sans rien… Certaines marques font un peu de com là-dessus pour se donner bonne conscience mais la vérité c’est que la plupart se désintéressent complètement de la question. Pour bien faire, cela nécessiterait une loi Européenne…Il faudrait donc que toutes les parties se concertent pour que les choses avance vraiment!.

Merci à Jean-Pierre Faure et René Lacaze d’avoir bien voulu échanger avec moi sur le sujet!

Jean-Paul Charles

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18 réactions sur “Législation : quelques pistes pour l’avenir…

  1. Merci de ces informations Jean-Paul. Les idées reçues ont la peau dure, même moi je crois certaines choses qui sont erronées; mais le pire n’est pas là; c’est surtout de ne pas se remettre en question. Dommage que dans ce domaine, comme d’en d’autres, ont ne s’inspire pas de ce qui fonctionne dans d’autres pays.

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    • Je dois dire que j’avais cogité à une théorie des doubles mailles un peu compliquée mais là avec les fenêtres de capture c’est plus simple et ça a l’air de marcher. Si les fédés suivent et font du lobbying auprès des députés, on a peut-être une chance que les choses changent assez rapidement…. Ceci-dit tout n’est pas rose chez les autres non plus, les mentalités ont du mal à évoluer, c’est humain…

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  2. Fenetre ou double maille, c’est exactement la meme chose…. et c’est la reflexion que la video relayée par Jean paul m’avais inspiré a moi aussi. C’est ce qui est fait en Allemagne je crois. Et ca me semble une reponse evidente. Le meme probleme de miniaturisation est constaté aussi en mer, sur les especes les plus prelevées, notament le bar

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      • Faut avoir confiance, ce qui se lit et se visionne un peu partout est un reflet de la tendance.
        Si ces doubles mailles sont decretées, elles seront respectées par la majorité des pecheurs, que ce soit en mer ou en eau douce. Parcequ’ils ont envie que certains choses changent dans la bonne direction, et cela sera percu comme tel. Il y aura toujours quelques abrutis pour refuser de changer leur pratique, mais ceux la sont des dinosaures promis a l’extinction.

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      • D’après ce que j’ai lu sur certains forums il semblerait que le problème réside dans les mauvaises habitudes effectivement. Et le fait que ce changement des normes soit perçu comme une atteinte aux libertés… Mouais… Il n’y a rien de pire que l’ignorance, tout ça est un problème de pédagogie et c’est pour ça que j’aime bien la démarche de JP Faure, même si elle est parfois moquée pour son côté « bon enfant ». C’est sûr, 30 pages de graphiques abscons feraient plus sérieux que 3 vignettes de Poissy mais qui lirait ça jusqu’au bout? Si tu disposes d’un cerveau normalement constitué tu admets que les fenêtres de capture sont la bonne solution du moment. Il y a peut-être mieux, je ne demande qu’à voir, mais pour l’instant je valide.

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  3. Sauf que le moment risuqe de durer assez longtemps, vu que la pression de peche ne va pas en diminuant. Il faudr peut être revoir les valeurs de la double maille pour l’adapter aux circonstances. Mais dans le principes, c’est tellement plus proches d’un p^rincipe de selection naturelle de preserver les individus les plus forts, que je vois pas par quoi on pourra la remplacer si les conditions changent

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  4. Sinon pour revenir sur ton idée de triple maille, peut serait il posible de metre en place un systeme de bagues vendues par les federations, pour prelever les individus les plus gros. Vois cela comme un moyen terme pour a la fois satisfaire ceux qui veulent ramener de gros poissons chez eux tout en permettant aux « autorités » de controler la population de poissons trophées

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    • Le système des bagues peut être une option mais je crois qu’il ne faut pas compliquer une situation qui l’est déjà assez! Si le principe de la double maille est adopté légalement, on aura déjà fait un grand pas, chaque chose en son temps…

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  5. Bonjour,
    Très bonne idée cette double maille (je me demande si les ricains ne le font pas depuis longtemps sur certaines espèces ??) pour la pêche de loisirs.
    Côté Pro, je les vois mal trier et rejeter des bars écrasés (morts) dans les filets qui ne satisferaient pas à cette double maille……….. Je fais la distinction avec les ligneurs qui, du fait de leur méthode de pêche, pourront l’appliquer sans trop de difficulté.
    Restons positifs, c’est toujours mieux de proposer et tester quelque chose de différent plutôt que de ne rien faire et regarder nos réserves halieutiques péricliter…
    Bonne journée

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    • Salut Titof, je n’avais pas vu ton com, pardon! La double maille est pertinente aussi pour les espèces marines, quel qu’elles soient. Le bar et toutes les autres espèces (pêchées pas trop profond, il faut pouvoir les relâcher dans de bonnes conditions) en profiteraient.évidemment. Pour les pêcheurs pro malheureusement ce n’est pas possible. Mais comme tu le sais il faudrait dans leur cas interdire le chalutage dans les zones de fraie pendant la période de reproduction, c’est un autre débat…

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  6. Merci Jean-Paul pour cet excellent article, qui fait particulièrement écho vu que je pêche surtout au Grand Large et à Miribel. Très intéressant de voir de la science de gestion apporter au débat ; je relâche vraiment tout, sauf si extrêmement mal piqué et impossible à défaire, même en coupant au max l’hameçon (arrivé 1 fois en 2017 sur des dizaines et dizaines de poisson). La fenêtre de prise est somme toute intéressante, toutefois, cela doit s’accompagner de contrôles (qui font cruellement défaut… on m’a demandé de présenter ma carte 2 fois en 2017…).

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  7. Si ça intéresse quelqu’un de comprendre les mécanismes évolutifs qui poussent les brochets à devenir plus petits, j’ai réalisé un article sur ce sujet en 2012 sur mon blog (http://citrow.over-blog.com/article-le-temps-des-geants-112418059.html).
    Lorsque j’ai fait cet article il y a six ans, je n’avais alors aucune idée d’être dans le vrai, j’appliquais juste les concepts de biologie qu’on m’avait appris à la fac à la pêche et aux brochets! Si j’en crois Jean-Pierre Faure, j’avais en grand partie raison! Dans mon article, je parle aussi de la rapidité de l’évolution, du morcellement des habitats et d’un auteur à lire si ça vous botte: Stephen Jay Gould!

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    • Merci Eroy, tu étais en avance sur ton temps 😉 ! Ta perspicacité t’a amené aux mêmes conclusions six ans auparavant… Mais nul n’est prophète en son pays hélas! Il faut toujours des études étrangères pour qu’on prenne cela au sérieux en France. Heureusement c’est en train de changer (assez vite, comme l’évolution des équilibres ponctués!). Et je partage comme toi mon admiration pour S J Gould, passionnant vulgarisateur de la théorie de l’évolution des espèces. Pour ceux qui ne connaissent pas, commencez par « Le sourire du flamand rose », vous dévorerez le reste ensuite!

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    • La meme evolution a ete observée depuis longtemps sur les morues dont ont sait bien de quelle pression de peche elles ont souffert …

      Regardez les documents picturaux de la grande époque, et comparez avec ce qui se peche de nos jours…

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  8. la double maille marche bien rené doit pouvoir te donner plus d’élément il est juste a coté l’aappma est limitrophe avec le 65 ,iou les techniciens de l’aappma du pesquit chez moi dans le 64 ,apres j’ai la chance d’avoir un département qui a pas entendu mille ans pour mettre des quotas ,augmenté les mailles etc notre quotas eté meme plus strict avant avec 2 carna par jour et on a le bass en no kill sur tout notre département depuis un paquet de temps

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