le moulinet Ecooda Hornet 6000

Meilleurs vœux à tous, que 2018 soit avec vous! On commence l’année par une chinoiserie correcte, le Hornet 6000, qui intéressera sans doute les pêcheurs en mer. J’avais dit l’année dernière à son sujet qu’il serait à la peine avec les carangues et c’est vrai, ce n’est pas un moulinet réellement adapté pour l’exo comme nous allons le voir, même dans les tailles supérieures, mais il est tout à fait performant pour les pêches en verticale ou sur épave par chez nous. Très solide et disposant d’une bonne étanchéité, il fait un concurrent sérieux aux moulinets moyen de gamme de Daiwa et Shimano.

Ce moulinet n’a pas eu de chance… Je l’avais testé en eau douce brièvement avant de l’expédier en Corse pour que mon ami Fiumara le teste sur les dentis et les sérioles mais ces derniers ont boudés ses appâts, il m’est donc revenu bredouille! Ça ne veut pas dire qu’il est mauvais bien sûr mais son frein n’a pas chanté, dommage, et ce n’est pas faute d’avoir essayé, il a parcouru beaucoup de kilomètres en kayak!

Le Hornet 6000 est destiné soi-disant aux pêches exotiques, il reprend d’ailleurs dans ses grandes lignes les anciens Saltiga, avec une cosmétique…Chinoise! On aime ou pas, perso je le trouve assez moche et bling-bling, mais il est agréable en main, d’une grande douceur de rotation et d’un poids encore raisonnable (565g). C’est le plus petit de la gamme, qui va jusqu’au 20000 pour un poids de 910g. On le trouve comme toujours sous d’autres noms et d’autres cosmétiques, comme Ajiking, Hypafin ou Black Marlin. Disons que le Hornet est en général moins cher, j’ai payé le mien moins de 80€, ce qui est correct compte tenu de l’engin.La bobine est proprement usinée, avec un cliquet bruiteur très sonore. On aurait pu l’alléger encore en perçant quelques trous de plus…La pile de frein se compose de trois disques en carbone, ce qui est un peu insuffisant. Même si le carbone utilisé est de qualité acceptable et se rapproche peu ou prou du Carbontex, on n’atteint pas les 15kg de puissance annoncés, je m’en doutais! Passé 9kg, écrou serré à fond, le frein se bloque… Normal, il aurait fallu des disques plus grands et plus larges, et surtout un disque supplémentaire sous la bobine. Disons que c’est tout juste correct pour un moulinet de ce poids. Ceci-dit la régularité est bonne et les bras du pick-up ne se déforment presque pas sous la traction, ce frein est donc fonctionnel et fiable jusqu’à 7kg. Deux roulements sur l’axe, en dessous de la pile, aident à vaincre l’inertie du frein et c’est vrai que même serré dur, il entre très rapidement en action sans blocage. Rien de transcendant mais ça marche… J’imagine que les modèles au-dessus ayant des bobines plus larges ont des disques plus larges eux-aussi et une plus grande puissance de freinage mais divisez par deux les valeurs annoncées, c’est plus prudent!

Le bouton de frein est massif, très large et doté d’un ressort puissant mais malheureusement le filetage de l’axe est un peu bref, ce qui ne donne pas une bonne progressivité.

L’axe mesure 5mm d’épaisseur mais j’ai des doutes sur la qualité de l’inox utilisé… Vraisemblablement de l’inox ferritique bas de gamme qui risque de s’oxyder à plus ou moins long terme. J’avais demandé à Fiumara qu’il ne rince pas le moulinet à l’eau douce après la pêche pour voir comment il résisterait au sel: apparemment plutôt bien, je n’ai pas relevé la moindre trace de rouille, mais il faudrait mener l’expérience sur une plus longue durée. On trouve aussi ce type d’axe chez Daiwa, ce n’est pas forcément signe de mauvaise qualité…Sur l’axe est riveté un manchon en laiton qui porte les cales de réglage de la bobine. Chose curieuse, quelque soit le nombre de cales l’enroulement obtenu est identique, je n’arrive vraiment pas à m’expliquer pourquoi… J’ai essayé d’obtenir divers enroulements (droit, conique, etc,…) rien à faire! Toujours le même enroulement, légèrement conique, à l’arrivée.

Le manchon est retenu par une goupille en acier qu’il faut faire sauter avec un chasse-goupille normalement mais comme je n’en ai pas j’ai utilisé un petit foret de même diamètre et un marteau: un coup sec et ça part. Attention, il faut frapper du bon côté car la goupille a une extrémité rainurée légèrement plus large pour la bloquer, il faut taper de l’autre côté!

L’écrou de rotor est en laiton aussi, il possède un joint d’étanchéité efficace.

Le rotor lui-même possède 2 joints bien placés. Logiquement aucune goutte ne doit pouvoir pénétrer par l’axe.

Ce rotor est en alu moulé, comme le bâti, bien conçu et équilibré à la base pour qu’on ne lui rajoute pas de masselottes par la suite.

L’arceau est en alu creux, très large. Le mécanisme de déclenchement est solide et doux, le ressort à compression de bonne qualité, rien à redire de ce côté là.

La ligne de galet est plus sommaire, il n’y a pas de roulement mais une simple douille en nylon. Ça tourne, mais il faudrait peut-être la remplacer à un moment donné par un roulement, le nylon ça s’use vite, surtout sous un galet qui effectue des milliers de tours à chaque sortie (c’est le roulement le plus sollicité sur un moulinet)!

Le bloc anti-retour est protégé par un autre joint sous le premier collier, encore un effort pour l’étanchéité. Je ne sais pas si c’est vraiment efficace mais c’est à saluer.L’anti-retour en lui-même est solide, bien dimensionné, il n’a pas de jeu perceptible.

Le train d’engrenage du Hornet m’a surpris par sa robustesse. D’habitude les Chinois soignent l’extérieur mais rarement l’intérieur… Ici on a quelque chose qui tient vraiment la route, à priori. Les engrenages sont en laiton (sauf la roue de commande) et il y a un anti-retour de secours bien pensé, chose rare sur un petit moulinet 6000. Par contre pas de joint d’étanchéité qui fait le tour du bâti (en alu moulé) comme il était promis dans le descriptif… Peut-être les modèles plus grands l’ont-ils. Sur la droite du moulinet un petit port de maintenance a été ajouté (avec une vis étanche) histoire de mettre une goutte d’huile de temps en temps.

On voit que le pignon est donc stoppé par l’anti-retour de secours en cas de rupture de l’anti-retour infini (flèche rouge), que la came est bien guidée par un rail supérieur (flèche bleue) et petit détail supplémentaire mais qui a son importance, les roulements qui portent la roue de commande sont maintenus par des vis de fixation qui les empêchent de tourner sur eux-même (flèche jaune). En effet pour qu’un roulement soit efficient, il faut que l’anneau extérieur soit fixe, seule la partie interne doit tourner, c’est le cas ici et c’est la première fois que je le vois sur un moulin Chinois. C’est bien pensé, je ne peux qu’approuver.L’autre côté du carter possède aussi  des vis pour maintenir le roulement gauche. A signaler aussi qu’un joint prévient les entrées d’eau à l’entrée du roulement, des deux côtés.Le problème vient plutôt de la roue de commande qui a été réalisée en alliage d’acier fritté. Je rappelle que le frittage consiste à mettre de la poudre métallique dans un moule puis de la chauffer légèrement en dessous de son point de fusion afin que les grains de métal s’agglomèrent entre eux, on obtient ainsi des pièces mécaniques bien moins chères qu’avec l’usinage ou la pression à froid. Moins chères mais aussi moins solides. Les pièces ainsi produites sont légèrement poreuses, donc parfaites lorsqu’il s’agit de douilles auto-lubrifiantes par exemple, elles gardent longtemps l’huile ou la graisse à leur surface (comme les douilles autour des pignons des anciens Mitchell par exemple) mais mécaniquement parlant elles sont plus fragiles et cassantes. Je ne sais pas quel alliage a été utilisé mais c’est ferreux, mon aimant a eu du mal à se décoller de la roue!! Donc je ne sais pas quelle tolérance aura cette roue à l’oxydation… Dommage car l’axe est en inox austénitique de première qualité, difficile à comprendre…On peut voir d’ailleurs que certaines dents de la couronne sont légèrement ébréchées:Disons qu’avec un petit moulinet comme le 6000 et son frein à 6/7 kg ça devrait tenir, mais avec des charges plus lourdes à 15kg je ne sais pas! Pour bien faire il faudrait une roue en acier usiné ou en alu forgé, ou même une roue en alliage de zinc moulée, finalement plus « souple » qu’une roue frittée. Là encore, il faudrait utiliser ce moulinet une année entière pour en avoir le cœur net, je ne fais que me fier à mon flair!!

Sinon l’ensemble est cohérent avec le pignon, peu de friction et l’engrenage secondaire en laiton est bien ajusté à l’axe. La petite tige en acier vient se loger dans le cliquet de l’anti-retour de secours.

Le pignon est correct, je m’attendais à le voir en acier comme sur les images qui circulent sur Ali mais en tout cas sur le 6000 c’est du laiton! Un roulement au cul, une fois de plus, aurait été le bienvenu…La roue d’oscillation m’a plu par son épaisseur et son ergot mini d’une douille supplémentaire, petit raffinement au quel je ne m’attendais pas. C’est vraiment robuste et ça évite bien des frottements!

La came est aussi très solide et bien moulée, portée par deux roulements comme sur les premiers Saltiga.

La poignée est affreuse mais on s’y fait au bout de quelques minutes, de toute façon on n’a pas le choix, elle ne se démonte pas! Boaff! Une boule en néoprène c’était si compliqué?

En condition réelle, le Hornet a quand même quelques défauts. On s’est aperçu avec Fiumara que c’était un piètre lanceur : beaucoup de problème de perruque, peut-être dus à une tresse trop grosse et à une bobine trop remplie, mais à mon avis c’est surtout à cause de son enroulement qui n’est pas au top. Par contre pour pêcher en verticale ou en dérive il est parfait. Fiumara l’a utilisé avec des jigs et des inchikus (jusqu’à 120g), sa puissance de treuillage et sa douceur sont appréciables. Pour pêcher aux vifs en dérive il convient aussi. C’est clairement un moulinet pour la pêche à soutenir, oubliez le surf!

En conclusion, le Hornet a beaucoup de qualité qu’on ne retrouve pas chez la plupart des moulins Chinois. Ils ont pris comme modèle le Saltiga Z en adaptant les matériaux comme ils ont pu, c’est à dire à moindre coût. Mais l’esprit y est, un vrai souci a été prêté à l’étanchéité et à la solidité, ce moulinet est bien supérieur mécaniquement au Haibo (Khaos!)  et au Noeby qui avait voyagé aux Andaman. Son prix est un peu élevé dans l’absolu pour un Chinois, je ne lui donne que 13/20 mais si vous le trouvez aux alentours de 70€ c’est une affaire. J’ai vu malheureusement que les prix avaient grimpés dernièrement, donc à 120 ou 130€ ça ne vaut pas le coup, vous aurez la même chose avec du Daiwa neuf. A vous de surveiller son cours!

Texte et photos : Jean-Paul Charles + Fiumara (merci du temps passé à tester la bête 😉 ! )

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28 réactions sur “le moulinet Ecooda Hornet 6000

  1. Bonjour, Je suis votre blog depuis pas mal de temps
    N’est-il pas selon vous préférable d’ajouter une 30 € de plus et choisir par exemple un BG 5000 ? Quel serait le plus solide des deux ?
    Opter pour un moulinet chinois peut s’avérer avantageux si la différence de prix reste assez importante, le principal soucis de ces
    moulinets chinois c’est l’inconnu concernant leur durabilité et la qualité des matériaux utilisés. L’expérience avec les Hart Costum probablement fabriqués dans les mêmes usines avec les mêmes alliages s’avère peu concluante avec le temps

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    • Bonjour, Le BG est la réponse de Daiwa aux Chinois et c’est sûr qu’actuellement c’est ce qui se fait de mieux rapport qualité/prix. Mais je suis curieux de nature et les productions Chinoises m’intéressent justement quand elles sont d’un niveau de prix attractif… Et j’essaie aussi de démontrer que beaucoup de « marques » nous vendent des moulins Chinois rebadgés en multipliant leur prix par 3! Le Hornet est solide, il tiendra dans le temps, mais au-delà de 90€ mieux vaut prendre un BG, pas de doute là-dessus.

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  2. Bonjour Polo. Je rejoins tout a fait sur cette horrible poignée, cela ajoute un « bling-bling » ridicule avec ce mélange de couleur douteux. Je l’ai adoré en vertical et en traine lente, une douceur exceptionnelle; malheureusement mes problèmes de santé mi-juillet ont coupé court à mes essais (bien dommage). Le moulinet a pris l’eau car bas sur l’eau, et je ne l’ai jamais rincé. Donc finalement il s’est bien comporté. Sa note est justifiée.

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  3. Bonjour Jean-Paul,
    Tout d’abord , bravo et merci pour ton blog, qui est vraiment une source d’infos objectives.
    Après avoir lu ton essai du kodiak , j’en ai acheté un et ne le regrette pas .
    Je me permets d’apporter une précision sur les montages de roulements : les roulements qui réalisent la liaison roue de commande/carter devraient être montés serrés sur l’axe de roue et libre sur le carter (la charge est appliquée sur la roue de commande via la manivelle)
    Cet ajustement serré « transmet l’effort à l’intérieur du roulement » et évite le phénomène de laminage .
    De méme, dans la liaison axe/bobine , un éventuel roulement devrait être monté « serré » dans la bobine et libre sur l’axe (l’effort sera appliqué sur la bobine lorsque le poisson exercera un effort supérieur au réglage du frein)
    On ne constate que trop rarement l’application de ce type d’ajustements, il est plus « économique » pour les fabricants de tout monter « libre », le montage à la main étant alors possible .
    Au plaisir

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    • Bonjour,
      C’est vrai que pour être efficace un roulement doit être « serré » d’un coté pour éviter que l’extérieur et l’intérieur ne tournent en même temps. Sur les moulinets bien pensés c’est le cas (en général c’est l’extérieur qui est bloqué). Pour la roue de commande vous avez raison, il faudrait que ce soit l’intérieur qui soit serré, mais ça poserait des problèmes au démontage.

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  4. ce blog est une vraie mine d’or concernant les moulinets chinois. toutefois, si j’avais une remarque à formuler : en se baladant sur le web et notamment sur les réseaux sociaux, on constate qu’énormément de gens cherchent à acheter des moulinets à pas cher, si vous pouviez partir en quête du 1er moulin correct autour des 15€ (et le mettre en compétition avec votre bauxit (ou un axion)), ça aiderait beaucoup les gens qui pêchent de manière occasionnelle ou qui ont tout simplement un budget serré. en furetant sur ali, je suis tombé sur 2 marques qui ont l’air de proposer des choses qui sortent un peu des chemins battus (je parle de yumoshi, fddl etc.), c’est kawa et jeveco, les 2 proposent des moulinets dans ces prix là (surtout en ce moment avec la promo en cours).
    https://fr.aliexpress.com/item/Jeveco-Power-Spinning-Fishing-Reel-5-1-1-6-1BB-Reel-Fishing-Full-Aluminum-Body-Carp/32788011740.html
    https://fr.aliexpress.com/item/KAWA-2016-New-Product-Light-Weight-Body-High-Quality-9-Bearing-Fishing-Reel-Spinning-Reel-Free/32713331655.html
    par ailleurs les russes ont l’air de trouver que le fishdrops BE est un un bon rapport qualité/prix. est ce que vous pourriez vous pencher sur ce segment du marché ?

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    • Je ne m’intéresse pas aux moulinets à 15€ car en fait Décathlon propose à peu près la même chose au même prix, donc j’estime qu’il n’est pas nécessaire de les commander en Chine, même si vous avez un budget vraiment serré. Ceci-dit le Fishdrop a l’air correct pour son prix, si vous y tenez vraiment achetez-le, vous ne risquez pas grand chose 😉 !

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  5. c’est vraiment pas pour moi, mais je suis quelques groupes consacrés aux articles de pêche chinois (sur fb notamment), et c’est une question récurrente… pour avoir démonté un tsurinoya NA et un sharky II et en comparant avec un Axion, c’est quand même assez différent…
    j’ai réussi à obtenir un plan éclaté du kawa auprès du vendeur, je le mets ici ( ça intéressera peut être quelqu’un): https://image.noelshack.com/fichiers/2018/13/5/1522411561-htb1fa7ec-ni8kjjsszbq6z4kfxaf.jpg

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    • Sur l’éclaté ça a l’air correct mais sans plus. Tant qu’on a pas le moulinet en main et qu’on ne l’a pas testé, difficile d’avoir une opinion… Ces moulinets ne sont pas vraiment ma priorité, ils se ressemblent tous, je recherche plutôt ceux qui sortent de l’ordinaire!

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      • je sais pas ce que veut dire « correct sans plus » dans ce cas là, sur papier pour moi ça correspond à quelque chose qui coûterait 50€ chez pecheur/decath, probablement même plus parce que dans ces prix là on trouve plutôt des schémas de type 3+1 (allez, 4, s’ils sont assez généreux pour mettre un roulement sous le galet). sans parler du fait qu’ici le bâti est en alu… après effectivement ça reste du moulin basique et techniquement c’est pas super excitant, je comprends tout à fait… puis tout ceci reste théorique tant que personne ne l’a testé…

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      • Disons qu’avec un axe hexagonal et une came non guidée, pour moi ça ne vaut pas le détour, mais je n’ai pas dit que c’était un mauvais moulinet. Je ne déconseille pas d’acheter mais pas le temps de m’en occuper 😉 !

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  6. je vais me permettre de vous rectifier à propos du frittage :
    1/ tout d’abord c’est le liant qui fait l’agglomérant entre « les grains de métal » tel que vous l’écrivez.
    2/ concernant la solidité « on obtient ainsi des pièces mécaniques bien moins chères qu’avec l’usinage ou la pression à froid. Moins chères mais aussi moins solides ». Je vous répondrais Moins chère : oui Moins solides : NON. ..s’il s’agit d’acier, c’est même le contraire.
    le frittage permet d’obtenir des pièces finies dans les 0.02 mms sans retouches. Pas mal de pièces en automobile sont frittées…il suffit de démonter une boite de vitesse..les ergots des baladeurs par exemple. Le potentiel de croissance des pièces issues de la métallurgie des poudres réside dans les pignons de transmissions pour l’industrie automobile, l’un des marchés les plus prometteurs pour réduire les coûts. Bien entendu, l’industrie de la métallurgie des poudres est tributaire de l’augmentation des coûts des alliages
    généralement utilisés tels que le cuivre, le nickel et le molybdène. Les poudres de chrome alliées au fer ont donc un grand intérêt
    le seul souci est qu’il faut en produire des centaines de milliers pour amortir les coûts de mise en fabrication.

    il y a 2 types de frittage :
    il ne faut pas confondre le frittage utilisé pour les coussinets auto lubrifiés ( souvent en bronze ou alu ) comme vous le faites, et le frittage de pièce complexes acier qui sont bien évidemment non poreuses ! (pour être un peu spécialiste en usinage, je connais un peu le frittage acier puisque j’ai eu pour donneur d’ordre la société française SINTERTECH – Ex FEDERAL MOGUL, mais pas du tout celui de l’alu)

    3/ concernant la dent ébréchée : cela vient du process du frittage et non d’une usure quelconque. Vous qui avez l’œil, vous auriez dû remarquer que cette partie manquante est de la même couleur que le reste. Si elle avait cassé lors de l’utilisation, vous auriez vu une partie couleur argentée, couleur métal… Or, ce n’est pas le cas.
    petite explication rapide sur le process du frittage : le principe du frittage, c’est tout d’abord faire un choix de matière donc de grains, puis le choix d’un liant. puis on met tout ça dans un moule, une presse vient descendre un piston (souvent vertical) qui a la contre-forme la plus simple, ce piston vient compresser cette poudre dans une autre contre-forme. Ces contre-formes que l’on pourrait appeler poinçon et matrice en emboutissage forment le profil de la pièce. Là, le piston inférieur avec le moule de la contre-forme inférieure pousse la pièce vers le haut puis souvent un évacuateur latéral pousse la pièce sur un tapis de roulage qui amène les pièces à l’étape suivante…..ce tapis emmène la pièce juste mise en compression vers la prochaine étape qui est la montée en dureté pour les pièces acier ….et très souvent c’est une étape de traitement thermique appelée carbonitruration ou trempe gaz, mais on utilise aussi la cémentation à basse pression. C’est une succession de phases d’enrichissement et de diffusion (cementation-diffusion) sous pression partielle entre 5 et 12 mbar. La profondeur de cémentation souhaitée est déterminée par les flux et durées des créneaux de C2H2 et le nombre de cycles d’enrichissement et de diffusion. La carbonitruration est possible avec des injections de NH3.

    l’ebréchage de la dent ne peut se produire qu’à 2 endroits bien précis : lors de sa sortie de la contre-forme,( en sortant de son moule, une partie est restée accrochée à ce dernier) ou le tapis de transport avant l’étape du four ou du traitement thermique.
    le gros problème..c’est que sur ce « tapis » la pièce compressée est parfois mise à mal avec les vibrations liées au transport et elle peut perdre un petit bout. pour faire simple : rappelez vous lorsque vous etiez à la plage quand vous etiez petit et que vous faisiez du moulage d’etoile de mer avec vos moules plastiques en utilisant du sable mouillé… lors du démoulage, il n’etait pas rare de perdre un bout de branche d’etoile de mer lorsque vous retourniez votre moule !
    Hé bien, le frittage, c’est le même principe… sauf que le sable ce sont les grains d’acier, l’eau de mer ou du lac utilisée c’est le liant, et que pour rendre dur tout ça, c’est de le monter en température.
    Voilà..

    sinon, toujours de belles lectures ici… désolé d’avoir fait long.

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    • Merci de ces précisions d’expert! En ce qui concerne la solidité des pièces frittées, cela dépend évidemment de la qualité des alliages utilisés… Ici, il s’agit pour la roue de commande d’un alliage ferreux basique qui rouillera très vite, j’eusse préféré du bronze fritté… Je vous crois volontiers pour la dent ébréchée,, sans doute un défaut au démoulage, mais donc cette pièce aurait dû être écartée au montage!
      Pour finir je continue de penser (mais je ne suis pas métallurgiste) que c’est la continuité moléculaire qui fait la résistance d’un métal, d’où ma préférence pour l’usinage et la pression à froid. Tout ce qui est moulé est moins solide… Un morceau de sucre blanc est moins solide qu’un cristal de sucre candi, pour faire une autre analogie.
      Le bon compromis (solidité et non oxydation) viendra peut-être d’un frittage de titane 🙂 !

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      • En effet, cette pièce aurait dû être écartée au montage… sauf que c’est déjà compliqué en France ou en Europe ( il faut des lasers de contrôle qui ont mémorisés les défauts ..déjà identifiés..ça, ça coute plusieurs centaines de milliers d’€… sauf que lorsqu’un nouveau défaut arrive … il passe au travers… raison pour laquelle c’est souvent couplé au pesage de la pièce..mais le pesage seul ne suffit pas.. ) alors je n’ose imaginer en Chine.. il faut savoir qu’une pièce comme ça doit sortir du moule toutes les 5 secondes…en Europe et 10 secondes grand maximum en Chine !
        petit rectificatif concernant la solidité d’un métal : ce sont les pièces forgées qui ont les plus grandes résistances car on ne coupe pas les fibres du métal. L’usinage coupe les fibres, elles sont donc nettement moins résistantes. Raison pour laquelle les pièces aéronautiques n’ont pratiquement jamais d’angles concaves à angles droit.. il y a toujours un rayon, souvent assez conséquent .. juste pour ne pas faire une amorce de rupture. Beaucoup de pièces sont moulées pour respecter les fibres, comme le forgeage. la fonderie ne coupe pas les fibres, cela permet donc de réduire les épaisseurs pour la même résistance. Mais, les pièces forgées ont des résistances supérieures aux pièces moulées, car on part d’une fibre plane, longiligne, pour la déformer en courbes, selon le plan de pièce. Juste pour terminer, le Titane, TA6V en particulier, celui qui va dans l’espace ou dans les pièces d’avion, n’est pas particulièrement résistant.. il est plutôt mou…la même dureté qu’un inox ( dans les 50 kgs), c’est donc peu dire.. par contre, il ne subit pas la corrosion et il supporte de traitement de surface comme les OAS ( oxydation anodique sulfurique, souvent de couleur bleue vif ), et lorsqu’il s’oxyde tout seul par l’eau de mer, ( j’en ai mis sur mon petit bateau ) ces pièces deviennent d’un beau gris souris.
        pour le sujet du sucre ; je vous rejoins mais c’est normal. on ne peut pas comparer un « reconstitué » avec un morceau brut. c’est vrai dans la métallurgie, mais c’est aussi dans pleins d’autres domaines comme la cuisine ( foie gras reconstitué, truite reconstituée, canard reconstitué, …)

        Amicalement

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      • Mon copain Tavaneuse qui usine du titane à son boulot m’a dit que c’était dur comme du chien! Il existe aussi une grande variété d’alliage de titane, je pense qu’on les verra bientôt sur les moulinets haut de gamme, car ça reste un matériau très onéreux…pour l’instant! Vive le titane forgé 🙂 !

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  7. Non, dis lui d’utiliser une vitesse de coupe de 50 M / minute et d’utiliser les plaquettes Titane qui vont bien..aléatoirement, pour dépanner prendre des plaquettes pour alu avec de la coupe. attention à ne pas ecrouir la matière s’il désire tarauder derrière.

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  8. Réponse de l’intéressé!

    « @Ikuriña: Je n’ai rien contre le frittage, sans doute la meilleur solution pour produire des centaines de milliers de roues de commande au plus bas prix. D’accord c’est solide, mais c’est quand même cassant par rapport à une pièce en inox, qui elle, se déformera au pire… Je sais très bien qu’aucun fabriquant ne fera de roue de commande ou de pignon en titane en grande série mais pour du très très haut de gamme je vois un intérêt! Je serais peu-être le premier car c’est en projet.

    Le rapport poids/résistance est j’en suis sûr sans concurrence actuellement, il y a plus résistant mais c’est plus lourd. L’acier nitruré, cémenté, etc.., que j’usine aussi! D’ailleurs c’est lui qu’on utilise pour les boîtes de transmission des Hélicoptères. Il n’y a aucunes bagues ou pignons frittés.. c’est sûrement trop dur comme matière 😉
    Dans l’aéronautique, là où je boss, on grenaille à haute pression les ferrures en titane pour qu’elle soient encore plus dures, notamment celles qui relies les pâles à l’arbre central. Bref.. on va pas débattre sur celui qui a la roue la plus dure, les deux marche très bien, mais celle en titane marchera toujours, tu auras juste à changer le pignon!
    Merci pour tes conseils de vitesses de coupe, pour la finition j’utilise des plaquettes Kennametal tu dois connaître, ça marche super bien! »

    Tavaneuse

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  9. merci pour ton retour, très juste. Mais je ne vois vraiment pas l’intérêt du titane pour une roue crantée…réduction de poids ? ce sera presque rien. Comme je le disais, le titane est mou..( comme l’inox ) mais surtout très abrasif…mais il est surtout anti corrosion..Le seul moyen pour le rendre superficiellement plus dur, est en effet de lui faire subir une sorte de martelage réalisé par le grenaillage qui augmente la dureté superficielle. Les process, ne sont pas anodins… D’ailleurs, on le fait aussi sur certains alu « aéronautiques ». Moi aussi je suis dans le domaine de l’usinage et création de pièces mécanique à 90% dans le domaine aero civil et militaire mais aussi automobile..mais pas que.. pour finir, il reste un point délicat, le graissage… le titane ou l’inox vont finir par gripper s’il manque un peu de gras.. dernier point: je pense très sincèrement qu’il n’y a pas de pièces frittées dans l’aero, pour la bonne et simple raison que les quantité à produire sont juste trop faibles…entre les presses, les moules ..quel intérêt d’utiliser le frittage à moins de 100.000 pièces ? je n’en vois pas. Pour en revenir au moulinet , pourquoi ne pas prendre une pièce en alu, sur laquelle tu fais faire une OAD ( Oxydation Anodique Dure ) ? là, ce sera léger et super costaud !!
    si tu est dans le domaine aéro, tu sais bien qu’on en fait plein de traitement OAD sur l’alu.

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    • La dureté du titane est de 6, contre 8,5 pour les meilleurs aciers, et 4 pour le laiton. C’est largement assez solide pour une roue de commande! D’autre part beaucoup de moulinets ont des pignons et des roues de commande en inox, je n’ai pas l’impression qu’elles soient si molles que ça… Je crois qu’on ne peut pas comparer les contraintes mécaniques d’un moulinet à celles d’une pièce aéronautique. L’intérêt du titane, mis à part sa relative légèreté, est sa résistance à la corrosion sans qu’il soit nécessaire de lui appliquer un traitement de surface. Si le pignon est en titane aussi, je ne pense pas que le taux d’usure soit important, surtout si c’est bien ajusté. Quant au graissage, c’est une opération de routine sur un moulinet surtout si les accès aux engrenages sont simplifiés.

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  10. je ne sais pas ce que tu veux dire avec le chiffre 6/ 8.5 et 4 .. je m’excuse mais je ne sais pas à quoi ça correspond…et pourtant, je suis dans le domaine ! Allons donc plus loin puisque c’est une grosse partie de mon métier, et là, je vais dérouler..je n’étais parti pour faire ça, mais je dois rectifier, sans vouloir t’offenser, des choses qui ne sont pas justes :

    Sache qu’une dureté s’exprime en MPa ( abréviation de Mega pascal exprimé en Newton) ou Rm ( pour Résistance mécanique) les valeurs sont exprimées en newton (N) ou en Kgs. Il y a toutes sortes de titane, je peux te citer ceux que je connais par exemple le T35 grade 1 / T40 grade 2 / T50 grade 3 / T60 grade 4 / TA6V grade 5 / TA6V ELI / Ti 6AL 7Nb / T40 Pd grade 7 / Ti 3 Al 2.5V grade 9 / T35 Pd grade 11 / Ti 0.3 M0 0.8 Ni grade 12 etc..
    N’ayant pas l’envie, ni le temps nécessaire pour te présenter toutes les comparaisons, prenons celui qui est le plus souvent utilisé pour tout faire : le titane TA6V. Ce TA6V a une dureté de 825 Mpa soit 82.5 kgs, tandis que les aciers pré-traités font 140 à 160 kgs (35 NCD 16T, 30CAD 6-12, 42CD4T, et les meilleurs aciers traités comme le Z160CDV12, le C100C6 etc.. montent à 62/65Hrc soit 250 kgs ! Tu vois, mes valeurs de résistances sont de très loin plus élevées que celles que tu annonces.
    l’inox alimentaire 304, commence à 51 kgs puis selon l’etat monte à 71 kgs.. j’appelle cela « mou ».
    l’inox marine, appelé A4 ou 316L ( souvent utilisé dans les moulinets ) commence à 46 kgs et monte selon l’etat, la provenance etc.. à 66 kgs ! j’appelle cela « mou ».
    Dans mon métier, lié aux matériaux et à leur usinabilité, on appelle « mou » tout ce qui est au dessous de 90 kgs.

    tu ecris « L’intérêt du titane, mis à part sa relative légèreté, est sa résistance à la corrosion sans qu’il soit nécessaire de lui appliquer un traitement de surface. »
    je te réponds VRAI et FAUX.
    pour ce qui nous concerne, c’est à dire le moulinet, et son contact à l’eau de mer, je te réponds : c’est VRAI.
    mais si je me place du coté industriel je te répondrais : C’est FAUX
    Bien au contraire, le titane est un métal extrêmement oxydable. En considérant les potentiels électrochimiques standards rencontrés, il est similaire à l’aluminium, entre le magnésium et le zinc. Ce n’est donc pas un métal noble, au sans pur du terme, tel qu’on pourrait l’entendre. Il réagit comme le Zamak ou le 316L, il s’auto protège, en développant une couche protectrice passivante de quelques microns, ce que l’on appelle dans notre jargon pour le titane « l’oxyde TiO2 ».
    Cette couche TiO2 est très adhérente, bien plus que le passivant du 316L. En cas de rayure sur l’inox 316L, il faut souvent l’aider à ce refaire sa couche protectrice en lui passant du passivant, étape que l’on appelle « passivation » d’où l’appellation inox passivé. Si on ne passe pas de passivant, l’inox va quand même se refaire sa couche protectrice mais sous quelques semaines voire quelques mois suivant le lieu. Pendant ce temps, il peut se corroder… d’où l’apparition de quelques traces de coulure de rouille sur certains bateaux par exemple. Pour le titane, c’est complètement différent : En cas de rayure de la surface, l’oxyde se reforme spontanément en présence d’air ou d’eau. Il y a donc inaltérabilité du titane dans l’air, l’eau et l’eau de mer. il s’auto-protège et cette couche devient d’une couleur foncée, couleur que j’ai appelé « gris souris » dans un post plus haut.

    tu ecris aussi « Quant au graissage, c’est une opération de routine … » je veux bien te croire, mais sur le titane…crois moi, c’est bien plus qu’une opération de routine ! pourquoi ?

    Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le grippage est super courant sur des pièces en titane !! et là, aussi, contrairement à ce que tu penses faire; je prends tes écrits c’est à dire « surtout si c’est bien ajusté.. »
    c’est peut-être l’erreur à ne pas faire avec du titane …. il faut tout faire, sauf faire ajusté !! ( enfin, c’est mon avis ) ou alors faire des traitements adéquats ! ..Dès lors, attention au prix !!
    il faut savoir que le titane souffre de sa souplesse, ce qui entraîne une mauvaise résistance à l’usure et une grosse tendance au grippage. Le savais tu ? si tu fais ajusté sans traitements, ça va gripper !
    Au niveau industriel et au stade de mes connaissances, aucune solution satisfaisante n’a encore été mise au point. On fait ce que l’on appelle du « moins pis aller ». Nous, nous envoyons les pièces titane en traitement chez BODYCOTE.
    lire ici : https://www.bodycote.com/wp-content/uploads/2018/02/FICHE_traitement_titane-7Juin12.pdf

    On a essayé principalement l’oxydation, la nitruration, la boruration, le traitement de durcissement superficiel, l’Expanite Hard-Ti. avec le procédé Expanite Hard-Ti, la dureté de la surface peut être augmentée jusqu’à environ 1000 Hv soit 8 à 10 fois plus dur.

    Il n’en demeure pas moins, que l’on a mis le titane comme si c’etait le roi des matériau.. mais il a aussi ses revers de médaille. On se heurte à de nombreuses difficultés technologiques de réalisation et d’adhérence. Ajoutons que les traitements de surface du titane, modifiant la nature ou la structure de la surface, ne sont à employer qu’avec la plus grande prudence et après une étude approfondie de leur influence ; ils ont généralement un effet néfaste plus ou moins prononcé sur la résistance et la fatigue.

    voilà, tu sais tout.
    bon WE.

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    • Alors les chiffres que tu ne comprends pas se réfèrent à l’échelle de Mohs, qui a été utilisé d’abord en minéralogie, puis adoptée pour pas mal de matériaux depuis. 1 correspond à la dureté la plus basse (le talc) et 10 à la dureté maximale (le diamant). Tu dois confondre dureté et résistance mécanique… Les histoires de passivation, je connais, et tu dis toi-même que le titane est parfait de ce point de vue, donc tout va bien. Le terme de grippage est plus flou… Je ne vois pas bien pourquoi une roue de commande en titane gripperai sur un pignon en titane, d’autre part si l’ajustage est moins qu’au centième ça va gratter sévère! On te racontera tout ça quand on en sera aux essais préliminaires, l’expérience empirique est toujours préférable aux laborieuses supputations 😉 !

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  11. Ikuriña, je n’ai pas publié ton dernier commentaire qui respire l’ennui et la frustration. En effet passe ton chemin, continue à soliloquer sur ton forum et laisse-nous bricoler le titane comme on l’entend avec Tavaneuse. On est un peu bêtes et ignorants mais on n’a pas de leçons à recevoir de la part d’illustres inconnus. Sans rancune aucune!

    Jean-Paul Charles

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    • Ah ben si, finalement je publie le dernier que tu m’as envoyé car il est rigolo:

      Tu as raison, tu crois tout connaitre et tu le dis …simplement tu écris plein de conneries et tu n’oses pas le reconnaitre…quand ton ego passes au dessus de toutes autres considérations … c’est triste.
      Je passe du temps à t’expliquer et à écrire et tu parles d’ennui ??
      Je te mets des liens et je t’explique et tu restes avec tes soit-disante vérités..
      C’est toi qui a parlé supputations… c’est toi qui lance l’épée et tu ne veux pas que l’on réponde..
      C’est petit et triste ..tu avais un moyen de grandir.. au moins un forum c’est un échange et vue et de savoir..
      Toi, c’est un blog où l’on ne doit pas te contredire… tu dois avoir un putain d’ego !
      Gardes ton blog … un blog c’est pour soi et évite d’être mis en cause, évite les échanges constructifs.
      Reste avec ton avis sur le titane… qui ne vaut que ce qu’il vaut..
      Si tu me connaissais un tant soi peu …. Tu ne dirais pas illustre inconnu !
      Juste pour info : je n’en dirais pas plus sur moi mais saches que je vais usiner le prochain satellite qui va partir dans l’espace pour analyser le trou noir ..et il est en partie fait en titane..tu vois juste mon niveau ?
      Et un partage d’informations comme ça..en théorie…ça vaut de l’or.
      Mais toi, tu ne dois pas avoir le niveau pour le comprendre.
      Sans rancune.. monsieur je sais tout.

      On voit le niveau, en effet… Bon alors, Tavaneuse et moi te conseillons, dès que tu auras terminé d’usiner ta capsule en titane, d’y grimper bien vite et d’aller explorer gaiement les trous noirs, peut-être que ton melon diminuera sous l’effet de la gravitation, mais ce n’est pas sûr… Bon voyage, et n’oublie pas de nous envoyer des cartes postales galactiques!
      Bises,
      Polo et Tavaneuse

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      • juste en passant, parce que week end après week end je reçois tous vos commentaires dans ma boite mail, 🙂 j’imagine que cette histoire de grippage est due à la structure moléculaire du titane qui à l’échelle microscopique doit produire des trucs en escalier et non lisses. ceci étant, d’un coté on a des gens qui parlent de moulinets de l’autre un gars qui envoie des fusées dans l’espace, j’imagine que la précision demandée ne doit pas être exactement la même dans les deux cas. puis les coûts de production des pièces non plus… bref, personnellement au lieu de compter les points dans vos batailles, je préférerais de loin lire des test de moulinets : kastking a sorti un sharky III qui a l’air de lorgner sur le jaguar et tsurinoya a fait 2 nouveaux moulinets aussi, il y aussi des trucs « budget » qui ont l’air pas trop mal de coté de piscifun par exemple (quitte à faire mon relou je me permets de revenir dessus parce que moi ça m’intéresserait :p ). bonne soirée à tous!

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      • Je vais revenir bientôt sur terre et parler d’un Tsurinoya sympa! Pas de titane dans l’histoire, ouf!! Le Sharky III par contre je le renverrai bien dans un trou noir, il n’est pas à la hauteur du Kodiak! J’en parle aussi bientôt, ce qui veut dire chez moi un espace de temps indéterminé qui peut aller de 15 jours à 6 mois (c’est à cause des trous noirs qui courbent l’espace-temps).

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  12. hello,

    ben pour ma part, quand je vois le parfait état des axes et doubles vis sans fin en titane de mes shimanos sans AUCUNE trace d’usure, meme pas un léger poli sur les zones de contact avec le doigt suiveur j’ai envie de vous dire de foncer les gars!

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